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Place dans la gestion des déchets


Le schéma ci-dessous montre un système de gestion typique dans une grande ville d’un pays en développement : une partie des déchets est récupérée de façon organisée par les services publics : collecte à la source, nettoyage des rues, transport et traitement final. On trouve souvent une partie des déchets qui n’est pas récupérée et qui restent dans les rues et les canaux : ils sont souvent brûlés dès qu’ils prennent trop de place. Enfin, une partie des déchets est récupérée informellement, à la source, dans les rues ou dans les décharges.


Le ramassage ne s’arrête pas là. Les déchets sont ensuite vendus à des intermédiaires qui s’occupent soit de les revendre directement, soit de les transformer : nettoyage, ajout de valeur, séparation des matériaux… à la suite de quoi ils sont revendus. La récupération informelle participe ainsi au recyclage et par là même au système de gestion des déchets. Le volume de déchets récupérés est loin d’être négligeable : sur l’ensemble de la Roumanie, 1 à 2% des déchets recyclables sont récupérés informellement, les déchets recyclables formant 36% du total. À Bangalore, 15% des déchets municipaux sont récupérés ainsi chaque jour ; au Caire, c’est entre 30 et 40% de tous les déchets qui sont récupérés, soit 900 tonnes chaque jour. La gestion des déchets pouvant représenter jusqu’à 30 % du budget municipal comme à Karâchi, la récupération informelle permet aussi à la ville de réaliser des économies.

Les récupérateurs participent à la gestion des déchets : ici, déblocage d’un canal de drainage que les ordures risquent de faire déborder.


Les publications de référence en matière de gestion des déchets pour les pays en développement incluent les récupérateurs informels à plusieurs niveaux : d’une part, pour comprendre quelle proportion des déchets est déjà récupérée par eux ; ensuite, pour étudier comment un programme de gestion affecterait leurs conditions de vie, que ce soit positivement (en améliorant les conditions sanitaires) ou négativement (en réduisant leur source de revenus).

Cependant, si la tentation est forte pour une municipalité de vouloir se débarrasser des récupérateurs informels afin d’améliorer l’image de la ville, certaines initiatives fructueuses ont été menées en collaboration avec eux. En 1992, seuls 2 à 5 % des 1 300 tonnes de déchets produits quotidiennement à Dar Es Salaam étaient collectés. En 2004, la ville générait 2 200 tonnes de déchets par jour, 50 % étaient collectés et 40 % arrivaient à une décharge à ciel ouvert ; les ramasseurs ont été inclus dans le partenariat public-privé afin de pouvoir desservir une plus grande proportion de la ville, tout en améliorant leurs conditions de vie. Les associations de récupérateurs sont aussi officiellement reconnues.

De telles initiatives restent rares : à ce jour, seule une poignée de municipalités ont intégré les ramasseurs dans leurs programmes de gestion des déchets, notamment celle de Belo Horizonte au Brésil, quelques villes d’Inde et aux Philippines.

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