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Cas des pays développés

Un homme fouillant dans les poubelles à Londres


Dans les pays « développés », il n’existe en général pas d’économie informelle basée sur les déchets : les services publics contrôlent beaucoup plus étroitement la collecte et la gestion des déchets, l’accès aux sites d’enfouissement est restreint, les rues sont plus souvent nettoyées. Même, quand une entreprise privée s’occupe d’une partie du système de gestion, les réglementations de ce domaine sont trop contraignantes pour qu’un système informel se développe à grande échelle. La récupération informelle se fait donc quasiment exclusivement dans les poubelles, et en particulier les bennes à ordures.

Il faut, tout de même, distinguer le cas des personnes pauvres et les autres utilisations.

Personnes pauvres


Comme dans les pays en développement, les personnes pauvres voient les poubelles comme un moyen de subsistance ; le gaspillage étant plus répandu, on trouve encore plus de déchets directement réutilisables dans les poubelles. De la nourriture encore comestible est trouvée aux abords des supermarchés et des magasins d’alimentation ; les abords des marchés sont également riches en nourriture mais celle-ci est plus rarement emballée. L’interdiction de vendre des aliments après leur date de péremption permet de trouver des aliments encore emballés dans les poubelles, ce qui limite les risques sanitaires.

La revente de déchets est en revanche très marginale ; elle s’applique surtout aux objets consignés comme les bouteilles, voire à certains métaux comme le cuivre et le plomb dont la valeur marchande est importante.

« Faire les poubelles » reste très mal vu par le reste de la population, y compris par des personnes pauvres qui n’en sont pas rendues à cette extrémité. L’acte lui-même n’est en général pas illégal, sauf quand la poubelle se trouve dans un lieu privé ; mais la stigmatisation est importante et reste associée à une perte de dignité, souvent liée à celle du statut de personne sans domicile fixe.

Autres utilisations

Personne venant de faire les poubelles pour récupérer des objets dans un but artistique.


Certaines personnes font les poubelles non pas par nécessité économique, mais pour le frisson procuré par la pêche ou pour assouvir leur créativité : réparation d’objets usagés, récupération de matières premières pour leur art, etc. Faire les poubelles peut devenir un choix conscient faisant partie d’un mode de vie alternatif. Par exemple, les adeptes du freeganisme le pratiquent : ils récupèrent des aliments dans les poubelles des grands magasins et des restaurants, dans un but avant tout éthique, celui de lutter contre le gaspillage.

Faire les poubelles est aussi l’outil privilégié des sociologues des déchets, qui étudient la sociologie et les déchets de la vie moderne. Enfin, les poubelles sont un lieu privilégié de récupération d’informations, utilisées, par exemple, dans un but d’espionnage.

Même si ce ne sont pas vraiment des déchets, citons aussi le cas fréquent de la récupération par les responsables de dépôts-vente et les brocanteurs d’objets destinés à la revente, lors des jours de ramassage des « encombrants ».

© Copyright auteur(s) de Wikipédia - Source : article Récupération informelle des déchets sur Wikipédia - Cet article est sous licence GFDL